Cher lecteur,
Samedi soir, à Pantin, en Seine-Saint-Denis, une patrouille de police remarque une BMW au comportement suspect.
Le véhicule de police s’approche et fait un signe demandant à la BMW de s’arrêter sur le côté.
Mais à ce moment, la BMW fait mine de ralentir, puis prend la fuite !
Là, en pleine nuit, au milieu des rares passants, une course-poursuite s’engage. La BMW est puissante et le fuyard croit bien pouvoir semer la police en s’engageant sur le périphérique.
Dans les rues quasi-vides, il manque de renverser un piéton, puis deux. Enfin, arrivée dans le 19e arrondissement de Paris, la BMW est trop puissante pour la police.
Le fuyard réussit à semer les policiers au niveau de la porte de la Villette… Un de plus qui restera impuni…
Mais quelques minutes plus tard, les policiers reçoivent un appel.
À quelques pâtés de maisons de là, ils apprennent qu’un jeune homme a été percuté par une voiture.
Il aurait été projeté sur plusieurs dizaines de mètres et il est entre la vie et la mort.
Malheureusement, une fois arrivés sur place avec les secours, les policiers ne peuvent que constater le décès du jeune homme. Il décède là en pleine rue, quelques minutes plus tard. Frappé à une telle vitesse, il n’avait aucune chance.
À quelques dizaines de mètres, la BMW est retrouvée et elle présente des traces de choc.
Ce jeune homme qui est mort seul dans la rue, pour absolument rien, dans la nuit de samedi à dimanche, s’appelait Tristan. Il avait 30 ans, était informaticien et rentrait tout simplement chez lui après un concert.
Le lendemain, le chauffard a été interpellé par la police.
Évidemment, il est connu de la police. Pire, il était sous contrôle judiciaire depuis quelques jours seulement, et n’avait pas le droit de conduire de véhicule.
Ce qui veut dire que si l’État avait construit des prisons, ce chauffard aurait peut-être été en prison plutôt que sous simple contrôle judiciaire.
Et Tristan serait encore en vie.
3 morts ou blessés graves en un seul weekend
Cet évènement dramatique est loin d’être isolé. Durant la même nuit de samedi à dimanche, un autre refus d’obtempérer a eu des conséquences gravissimes à Carcassonne.
Un chauffard alcoolisé a ainsi forcé un barrage de police à haute vitesse. Il a heurté très violemment un policier qui aurait pu y laisser sa peau.
Celui-ci s’en sort avec 90 jours d’ITT, un chiffre énorme qui témoigne de la gravité des blessures.
Puis, à peine quelques heures plus tard, un autre refus d’obtempérer a eu lieu à Versailles.
Un homme à scooter a fait mine de ralentir devant la police avant de repartir à toute vitesse. Il l’a fait une fois, puis deux, pour échapper à la police.
Selon Le Figaro, lors de la deuxième manœuvre, un policier, qui réussi à ceinturer le chauffard, a été traîné sur plusieurs mètres… Et il en garde de sérieuses blessures.
Et encore, je ne vous parle là que des refus d’obtempérer qui sortent dans la presse !
26 000 refus d’obtempérer par an
Selon un rapport du Sénat, il y a 26 000 refus d’obtempérer chaque année en France. C’est-à-dire, 70 tous les jours. C’est devenu un sport national !
La pratique est d’ailleurs en nette augmentation : +28% entre 2015 et 2020 selon ce même rapport.
Un refus d’obtempérer est un acte illégal, gravissime. C’est souvent le début d’une course-poursuite qui met tout le monde en danger : policiers, passants, et même conducteurs.
Mais, il faut toujours le rappeler, les victimes ne sont PAS les chauffards (même quand la police fait usage de la force pour les arrêter). Les VRAIES victimes sont les personnes percutées par ces chauffards et tous ceux qu’ils mettent en danger.
Dans ce monde d’inversion de la culpabilité, c’est une vérité qui a parfois du mal à être entendue.
La preuve : personne ne parle de la mort de Tristan. Aucun politique ne se rend au chevet du policier blessé à Carcassonne.
Mais, la police, elle, n’a pas droit à l’erreur
Mais, lorsque le 27 juin dernier, un policier, décoré à plusieurs reprises, tire sur un chauffard connu des services de police à Nanterre, le monde entier lui tombe dessus.
Les médias, les politiques, la Première ministre, et même le Président de la République, l’ont lâché publiquement dans les 24 heures !
Emmanuel Macron avait ainsi jugé que cet incident était « inexplicable et inexcusable » avant même les premiers éléments judiciaires.
Le policier de Nanterre a pourtant tiré pour protéger les gens comme vous et moi. Pour éviter que ce chauffard ne percute un autre Tristan. Ce qui a d’ailleurs failli se produire pendant la course-poursuite avec la police.
Mais, pour vous avoir protégés, ce policier est, aujourd’hui, toujours au fond d’une geôle !!
Pire ! Selon L’Indépendant, ce policier n’a même pas eu le droit de revoir sa famille !
Imaginez l’angoisse de ce policier, lâché par tout le monde, y compris le Président de la République, et qui est tenu à l’écart de sa famille depuis plus de 2 mois…
Cette situation est tout simplement honteuse. Ce 2 poids, 2 mesures est indécent. Comment les politiques peuvent-ils se regarder dans une glace ?
Cette situation paraît incompréhensible. Parfois, je me dis même : « non, c’est trop gros pour être vrai, il doit y avoir quelque chose que je ne comprends pas ».
Mais, après avoir discuté avec des policiers, des magistrats que je connais, nous en arrivons tous à la même conclusion : les décisions que je vous expose sont vraies et elles sont incompréhensibles.
En fait, cela s’explique par la lâcheté de nos dirigeants. Ils utilisent la police contre les gilets jaunes, mais la lâchent dès que les délinquants montrent les crocs…
Ce scandale doit être éventé. Ce 2 poids, 2 mesures doit cesser maintenant.
Je vous demande donc de ne pas oublier Florian M., le policier de Nanterre.
Après 2 mois de détention, l’Institut pour la Justice continue à demander sa libération ! Je m’apprête à refaire un courrier au ministre de la Justice, que je déposerai en personne d’ici quelques jours, j’y joindrai la pétition que nous avons lancée et qui a dépassé les 55 000 signataires.
C’est pourquoi je vous demande, si vous ne l’avez pas déjà fait, de signer la pétition pour demander la libération immédiate de Florian M. en cliquant ici :
JE SIGNE |
Transférez également ce mail à vos contacts, pour rappeler que les vraies victimes ne sont pas les chauffards lorsqu’ils ont un accident, mais les passants innocents qui se font percuter.
Un immense merci d’avance.
Pierre-Marie Sève
Directeur de l’Institut pour la Justice
PS : à l’heure où je termine ces lignes, j’apprends qu’un autre refus d’obtempérer a eu lieu à Élancourt hier soir. Le jeune chauffard, sans casque, est décédé après avoir percuté un véhicule de police.
Alors que toute l’extrême gauche commence déjà sa récupération anti-police, transférez ce mail maintenant, pour rappeler QUI sont les VRAIES victimes. C’est une question de vérité… et donc de Justice.